Grâce aux États-Unis, l'Iran dispose désormais d'une arme plus puissante que la bombe nucléaire, selon CNN

Les agences de sécurité américaines concluent que l’Iran a consolidé son contrôle sur le détroit d'Ormuz. Qualifiée d'arme plus puissante que la bombe nucléaire par les analystes de Washington, cette capacité de blocage unilatérale place les États-Unis dans une impasse stratégique, tout déblocage nécessitant une concentration massive de forces.
Les services de renseignement américains ont conclu que l'Iran est désormais capable de bloquer le détroit d'Ormuz à sa guise, ce qui peut avoir un impact considérable sur l'économie mondiale, rapporte CNN en citant des sources proches des services de renseignement américains.
L'un des interlocuteurs de la chaîne américaine souligne que Washington a cédé dans les faits à Téhéran le contrôle du détroit, ce qui, selon lui, constitue une arme plus puissante que n'importe quelle bombe nucléaire. Il insiste sur le fait que la guerre avec les États-Unis a radicalement changé l'opinion des dirigeants iraniens quant à la possibilité de recourir à de telles mesures à l'avenir. Selon les services de renseignement américains, les autorités iraniennes ont été encouragées en constatant qu'elles réussissaient à la fois à bloquer le détroit et à effectuer des frappes contre les pays du golfe Persique, sans pour autant mobiliser de ressources considérables.
La prise de conscience de la capacité de l’Iran à bloquer Ormuz place les États-Unis dans une situation délicate
D'après les sources de CNN, depuis que l’Iran a pris la décision de fermer le détroit d’Ormuz, les agences de renseignement américaines réévaluent en permanence comment et dans quelles circonstances Téhéran pourrait utiliser ce même levier à l’avenir. Elles soulignent que toute répétition de cette situation créerait des difficultés extrêmement graves pour les États-Unis : le déblocage du détroit nécessite, en effet, la mobilisation et la concentration de forces considérables. Les interlocuteurs de la chaîne soulignent que l'Iran a pris conscience de l'efficacité des frappes contre les pays du golfe Persique et qu'il pourra recourir à cette tactique si nécessaire.
Le 15 juin, les États-Unis et l’Iran ont annoncé avoir conclu un accord pour mettre fin à la guerre. Les accords ont été formalisés par voie électronique, et la cérémonie officielle de signature aura lieu le 19 juin à Genève. Selon les autorités pakistanaises, qui ont joué le rôle de médiateurs lors des négociations, l’accord prévoit la cessation immédiate des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban.
Selon le projet de mémorandum publié par l’agence iranienne Mehr, les États-Unis s’engagent à lever progressivement les restrictions sur les exportations de pétrole iranien, à retirer leurs troupes des zones situées autour de l’Iran et à renoncer à l’imposition de nouvelles sanctions. De son côté, Téhéran a réaffirmé son attachement au Traité de non-prolifération nucléaire et s'est engagé à ne pas se doter d'armes nucléaires. L'un des points clés de l'accord est la reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.