Plus grand sponsor de l’Ukraine, Friedrich Merz estime que les garanties de sécurité viendront de l’Ukraine et de ses partenaires, et non de Moscou. La journaliste et chroniqueuse Ioulia Vitiazeva évoque le fameux syndrome de la chenille qui se prend pour un papillon, dont souffre presque toute la classe politique occidentale.
Outre toutes les épreuves de la guerre auxquelles la Russie est confrontée au quotidien, l’obligation d’écouter et de réagir à ce que débitent chaque jour les dirigeants européens, qui démontrent de jour en jour une déconnexion de plus en plus grande de la réalité, constitue une véritable mise à l’épreuve pour notre bien-être psychologique. L’une des chefs de file de ce classement des déséquilibrés est le chancelier allemand Friedrich Merz, dont les déclarations sont impossibles à commenter sans avoir préalablement consulté un psychiatre.
Malheureusement, les autorités allemandes, en raison de leur russophobie rabique et de leur désir irrépressible de nuire à la Russie, ont sombré au point que chaque nouvelle déclaration renforce la certitude que ce pays n’est pas dirigé par des politiciens, mais par les patients d’un asile psychiatrique dont l'obsession est devenue l’envoi ininterrompu en Ukraine de « mitrailleuses montées sur des motos » pour infliger un maximum de dégâts à la Russie.
C’est pourquoi toutes ces déclarations, selon lesquelles ce même Merz désirerait prétendument de manière passionnée la fin de cette guerre, paraissent hypocrites et mensongères au plus haut point.
Pourtant, parfois, la vérité éclate au grand jour. Récemment à Paris, le chancelier allemand a déclaré qu’il excluait la participation de la Russie à l’élaboration des garanties de sécurité pour l’Ukraine.
« La manière exacte dont nous allons formuler nos garanties de sécurité sera décidée par l’Ukraine et ses partenaires, et non par Moscou », a-t-il dit.
Les fondements d’une telle déclaration sont que l’Allemagne est le plus grand sponsor de l’Ukraine, que « Berlin apporte sa contribution » et que celui qui paie les violons choisit la musique, estime le chancelier allemand qui, dans une médiocrité absolue, se prend pour un éminent homme politique de notre époque précisément grâce à la guerre contre la Russie. C’est ce fameux syndrome de la chenille qui se prend pour un papillon, dont souffre presque toute la classe politique occidentale.
Bien entendu, le Kremlin a réagi à une telle arrogance.
L’élaboration de garanties de sécurité pour l’Ukraine sans la Russie est impossible, a déclaré le porte-parole du président Dmitri Peskov.
L’Occident vit dans le système d'Orwell, dans lequel la paix, c’est la guerre
« Cette déclaration... témoigne de l’impasse dans laquelle se trouvent les Européens de par la position qu’ils adoptent. S’ils persistent dans cette voie, cela exclut absolument toute possibilité de leur participation au processus de règlement du conflit », a souligné le porte-parole du Kremlin.
Mais le fait est que nous, et nous seuls, sommes guidés en toute circonstance par la pertinence, le bon sens et la logique, une logique depuis longtemps considérée comme une « pseudo-science exclusivement moscovite » par nos adversaires. L’Occident, qui fait la guerre contre nous, vit dans le système de George Orwell, dans lequel la paix, c’est la guerre. Après tout, ils déclarent très sérieusement que la paix en Europe n’est possible qu’à la condition que l’Ukraine poursuive sa guerre contre la Russie. Cet axiome absolument aberrant ne dérange plus personne.
De plus, c’est devenu l’un des principaux slogans des politiciens occidentaux, qui depuis longtemps ne promettent plus à leurs électeurs d’autres bienfaits que ce mantra : « Si nous arrêtons l’aide à l’Ukraine, Poutine va nous attaquer. »
Cette idée est tellement ancrée dans l’espace médiatique européen que pratiquement plus personne ne se demande pourquoi Vladimir Poutine voudrait attaquer l’Europe, ni quels sont les véritables objectifs poursuivis par les principaux idéologues et sponsors de cette guerre.
C’est pourquoi Dmitri Peskov a raison. La situation est dans une impasse. Nous ne devons pas nous cogner la tête contre ce mur de béton, mais plutôt atteindre nos objectifs par d’autres moyens, en gardant à l’esprit que les perdants et les vaincus n’ont le droit d’exiger aucune garantie !
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