L'Assemblée nationale examine une loi contre l’entrisme islamiste, dont l’art. 6 prévoit la possibilité de saisir les fonds de toute une catégorie de personnes, qui n’ont rien à voir avec l’islamisme. Pour Karine Bechet, la France se prépare à une répression de masse contre toute personne, qui veut se battre contre les élites globalistes.
Le 16 mars 2026, Bruno Retailleau dépose au Sénat une proposition de loi visant à lutter contre l'entrisme islamiste en France. Sur le site de Sénat, la motivation du texte est ainsi expliquée : « les risques liés à l'islamisme radical augmentent en France avec, notamment, le développement d'une nouvelle stratégie dite "d'entrisme". Historiquement associée à la mouvance des frères musulmans, celle-ci se caractérise par la volonté d’infiltrer de manière dissimulée des secteurs-clés de la vie sociale (éducation, sport, vie associative) afin d'imposer progressivement à l'ensemble de la société une lecture fondamentaliste et politique de l’islam radical, au détriment des principes de la République. Dans ce contexte, le texte vise à créer ou renforcer les instruments juridiques permettant de lutter contre l’influence de l’islamisme politique ». Ce n’est pas le premier texte sur le sujet et globalement, faute de réelle volonté politique et face au clientélisme, rien n’a véritablement changé. Ce texte, manifestement, ne changera pas la donne, puisque son but semble être bien ailleurs.
En effet, lorsque l’on se penche sur son article 6, la surprise est de taille. Les compétences extraordinaires accordées aux ministres de l’Économie et de l’Intérieur, consistant en la possibilité de geler pour six mois renouvelables les fonds et ressources économiques de certaines catégories de personnes, ne sont en rien liées, de près ou de loin, aux dérives de l’islamisme.
Ainsi, un nouvel art. 562-2-3 doit être inséré dans le code monétaire et financier, qui prévoit différentes catégories de personnes visées par ces mesures de répression, en fonction de leurs actions ou de leurs motivations. Il est possible de les classer en trois catégories : la déstabilisation politique intérieure, l’organisation d’une fronde militaire et le rejet des « valeurs » fondamentales du monde global.
Ainsi, toutes les « personnes physiques ou morales ou toute autre entité qui provoquent à des manifestations armées ou à des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens », lorsque cela présente « une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics » sont susceptibles de tomber sous le coup d’un gel de leurs ressources économiques.
Théoriquement, cela semble logique. Même si nous sommes en droit de nous demander, pourquoi contourner le juge et les garanties judiciaires. S’il s’agit d’urgence, de nombreuses procédures accélérées existent.
Ce qui est surtout inquiétant ici, c'est la motivation du Gouvernement : rien n’indique un quelconque lien avec l’islamisme. Suite à la violence de la répression des Gilets Jaunes, suite aux pressions et menaces directes contre les agriculteurs qui manifestaient, il semblerait, si le texte est adopté, que tout mouvement violent de contestation de l’ordre idéologique établi sera ciblé.
Or, il est bien connu qu’aucun système idéologique ne tombe avec de gentilles promenades le dimanche au soleil. Les Gilets jaunes avaient fait peur, au début, quand on sentait une volonté farouche, qui était prête à passer à l’acte. Ensuite, ils ne faisaient plus peur.
Ce texte prévoit bien une répression des dissidents, prêts à lutter réellement contre le système et non pas docilement selon les règles et dans le cadre établi par ce régime, pour ne pas trop le déranger, pour y mendier une place un peu plus confortable un temps.
La seconde catégorie introduit la dimension militaire, tant intérieure qu’internationale. Elle vise toutes les « personnes physiques ou morales ou toute autre entité qui présentent, par leur forme et leur organisation militaire, le caractère de groupes de combat ou de milices privées », ainsi que celles voulant porter atteinte à la forme républicaine du Gouvernement et à l’intégrité territoriale.
Le Gouvernement français a peur. Il a peur que le mécontentement intérieur, réel mais passif, ne s’organise et que l’armée se soulève. On se souviendra de la lettre ouverte de nos militaires à Macron, très critique, parfois menaçante, sans concessions. L’armée serait-elle, malgré son conditionnement atlantiste, le dernier bastion de la Nation et de l’État ? C’est en effet une éventualité, qui revient de temps en temps sur le devant de la scène et fait réellement trembler les élites globalistes.
La dimension militaire internationale est prise en considération par la détermination de cette catégorie : les « personnes physiques ou morales ou toute autre entité qui ont pour but soit de rassembler des individus ayant fait l’objet de condamnation du chef de collaboration avec l’ennemi, soit d’exalter cette collaboration ».
La notion d’ennemi existe en cas de conflit. Il est dès lors difficile de ne pas faire le lien avec le conflit sur le front ukrainien, où la France est au minimum de facto cobelligérante contre la Russie. N’ayons aucun doute : toute personne, qui oserait remettre en cause le fanatisme atlantiste de nos dirigeants, réorientant les fonds publics vers le front ukrainien, pour y défendre non pas les intérêts de la France, mais ceux très particuliers des Globalistes, serait accusée de collaboration avec l’ennemi.
Ainsi, un système de répression de masse, dans le cadre géopolitique confrontationnel qui est le nôtre, se met discrètement en place, sous couvert de lutte contre l’entrisme islamiste.
La dernière catégorie est encore plus éloignée de la question islamiste, puisqu’elle concerne toute personne, qui oserait remettre en cause le culte LBGT and Co. Tout y passe, de l’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination des fameuses « minorités ». Personne au Gouvernement ne se battra pour l’Église catholique, ni pour le mariage hétérosexuel, ni pour soigner et non pas euthanasier les personnes âgées. Non, ils se battent contre. Ils se battent, dans la logique globaliste, pour une culture de la mort, une culture inhumaine, voire anti-humaine.
Après l’adoption de cette loi, si vous êtes blanc, hétérosexuel, marié avec des enfants, pour la souveraineté nationale de la France, opposé à l’implication de la France dans cette guerre atlantiste en Ukraine contre la guerre contre la Russie, votre vie va devenir un enfer.
Vous êtes devenus un « dissident », un ennemi intérieur, une personne à écraser. Sans pitié. Sans garanties judiciaires, par décision conjointe de deux ministres qui ne vous connaissent pas, que vous n’intéressez pas en tant que personne. Mais que vous dérangez par principe. Et par principe, ils vous écraseront.
Et la France osait critiquer la loi adoptée par la Russie contre ses ressortissants partis à l’étranger et travaillant contre elle, activement pour les Atlantistes. Les élites globalistes françaises écrasent, elles, la société française de l’intérieur, veulent la plonger dans la peur de relever la tête. Elles veulent écraser la France, la France que l’on aime, celle qu’ils détestent. Celle qui se réveillera !
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