«Bibi n’avait pas le droit» : les critiques de Netanyahou sur la vente de F-35 à la Turquie auraient mis Trump en colère

«Bibi n’avait pas le droit» : les critiques de Netanyahou sur la vente de F-35 à la Turquie auraient mis Trump en colère Source: Gettyimages.ru
Donald Trump et Benjamin Netanyahou. [Photo d’illustration]
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En critiquant la vente de chasseurs américains F-35 à Ankara, Benjamin Netanyahou se serait attiré les foudres de Donald Trump. Jugeant que «Bibi n'avait pas le droit» d'intervenir dans ce dossier, la Maison Blanche oppose depuis deux semaines une fin de non-recevoir à toutes les demandes de rencontre du Premier ministre israélien.

Les pressions exercées par Benjamin Netanyahou contre une éventuelle vente de chasseurs F-35 à la Turquie auraient fortement irrité Donald Trump, rapporte Axios, citant plusieurs sources à la Maison Blanche.

Peu avant le sommet de l’OTAN organisé au début du mois de juillet à Ankara, le Premier ministre israélien avait exhorté le président américain à renoncer à cette transaction. Il avait estimé que l’entrée de la Turquie dans le programme F-35 bouleverserait l’équilibre militaire au Moyen-Orient et constituerait une menace pour Israël.

Selon Axios, le président américain aurait été particulièrement mécontent des déclarations publiques de Netanyahou. Une source proche de la Maison Blanche l’a décrit comme « en colère », tandis qu’une autre a résumé sa réaction en ces termes : « Bibi n’avait pas le droit » d’intervenir dans cette affaire.

Cette irritation intervient alors que le chef du gouvernement israélien tente depuis plus de deux semaines d’obtenir une nouvelle rencontre avec Trump. Aucun rendez-vous n’a cependant été inscrit à l’agenda présidentiel américain.

Ankara et Tel Aviv à couteaux tirés

Les divergences entre Ankara et Tel Aviv se sont accentuées ces derniers mois. Fin juin, Netanyahou a déclaré qu’il considérait les propos du président turc Recep Tayyip Erdogan et d’autres responsables turcs contre l’État juif comme une menace pour l’existence même d’Israël.

Le ministre turc de l’Intérieur, Mustafa Ciftci, avait notamment appelé à « libérer » Jérusalem, tandis que Recep Tayyip Erdogan avait auparavant évoqué la possibilité que la Turquie « entre en Israël » et menacé Netanyahou de lui faire « apprendre une leçon » au nom des musulmans du monde entier.

Les tensions entre la Turquie et Israël se sont encore aggravées à la mi-juillet, lorsqu’un tribunal d’Istanbul a émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien pour crimes contre l’humanité. Cette décision faisait suite à une plainte liée à la « Flottille de la liberté », interceptée par les autorités israéliennes alors qu’elle se dirigeait vers la bande de Gaza en octobre 2025.

Un premier mandat d’arrêt provisoire avait été émis en novembre 2025 contre Benjamin Netanyahou et d’autres responsables israéliens dans le cadre de cette affaire. Les chefs d’accusation mentionnés comprennent notamment le génocide, les atteintes intentionnelles à l’intégrité physique, la torture, le vol aggravé, la dégradation de biens, la privation illégale de liberté et le détournement de véhicules.

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