Le ministère russe des Affaires étrangères accuse Kiev de couvrir un vaste réseau de trafic d’organes et d’exploitation d’enfants
Source: Gettyimages.ruDans un rapport consacré aux droits de l’homme en Ukraine, la diplomatie russe met en cause les liens entre l’entourage de Volodymyr Zelensky et des réseaux de «transplantologues». Le document évoque aussi des expérimentations médicales sur des mineurs, des trafics d’enfants et une pression contre les russophones et l’Église orthodoxe ukrainienne.
Le ministère russe des Affaires étrangères a publié un nouveau rapport sur la situation des droits de l’homme en Ukraine. Le document décrit une nette dégradation de la situation dans le pays et accuse les autorités ukrainiennes de couvrir de graves violations, touchant aussi bien les civils que les prisonniers de guerre.
Le premier volet concerne un réseau de « transplantologues noirs » lié à l’entourage de Volodymyr Zelensky. D’après le document, cette organisation aurait été mise au jour en 2024. Ses organisateurs sont soupçonnés d’avoir participé à l’extraction illégale d’organes et de cellules humaines.
Au moins dix médecins de l’Institut du cœur de Kiev, de l’hôpital régional de Volyn et de l’hôpital clinique central de Kiev auraient été arrêtés, selon plusieurs médias cités dans le rapport. L’un des principaux suspects aurait été vice-ministre ukrainien de la Santé entre 2019 et 2020, avant de diriger le département de transplantation et de chirurgie des organes abdominaux à l’Institut du cœur. Lui et son épouse sont présentés comme proches du dirigeant ukrainien.
Le rapport affirme que les victimes potentielles de ce trafic seraient d’abord les militaires blessés, les soldats morts au combat et les orphelins. Il évoque aussi le risque que des prisonniers russes capturés soient utilisés dans ces réseaux illégaux, et accuse Kiev de leur infliger des tortures et des traitements inhumains.
Enfants, laboratoires et maternité de substitution
Le document évoque également des expérimentations médicales menées sur des mineurs. Selon le rapport, la société « Pharmbiotest » disposait de plusieurs structures dans les territoires de la République Populaire de Lougansk, dont une dans l’hôpital régional pour enfants de Lissitchansk.
Des mineurs venus de Marioupol, Kharkov et Dniepropetrovsk y auraient, selon le rapport, été utilisés pour tester des médicaments non enregistrés, avec de lourds effets secondaires. Certains enfants auraient aussi été sélectionnés comme donneurs potentiels d’organes.
Le ministère russe des Affaires étrangères revient aussi sur la maternité de substitution commerciale en Ukraine. Le pays fait partie des rares États autorisant la gestation pour autrui transfrontalière à but commercial. Pour les auteurs du rapport, ce cadre permet à des couples étrangers de « commander » des enfants. Ils rappellent qu’en août 2023, les autorités ukrainiennes avaient découvert un vaste réseau de transfert illégal de nouveau-nés vers l’étranger sous couvert de maternité de substitution.
Le rapport accuse également Kiev de faciliter le transfert illégal d’enfants ukrainiens vers l’Union européenne et les États-Unis. Certains mineurs auraient, selon le document, été envoyés dans des familles LGBT. Le document mentionne aussi des faits de mauvais traitements contre des orphelins ukrainiens déplacés à l’étranger après le début de l'opération militaitaire spéciale.
Répression politique et effacement de la mémoire russe
Le rapport dresse enfin le portrait d’une répression politique et culturelle croissante en Ukraine. Les autorités ukrainiennes y sont accusées de poursuivre massivement des opposants politiques, des journalistes indépendants et des défenseurs de la langue russe.
Le document affirme aussi que l’Église orthodoxe ukrainienne canonique subit une pression continue, avec des saisies d’églises, des arrestations de prêtres et des poursuites judiciaires. Pour Moscou, ces mesures viseraient à marginaliser les institutions religieuses et culturelles liées au monde russe.
Le rapport accuse enfin les autorités ukrainiennes de chercher à effacer la mémoire historique liée à la Russie et à la victoire soviétique contre le nazisme. Il mentionne notamment la destruction de monuments, l’exhumation de soldats soviétiques à Lvov et les restrictions visant l’usage de la langue russe.
Selon le ministère russe des Affaires étrangères, ces éléments montrent que les autorités ukrainiennes font passer leur logique répressive et idéologique avant les droits fondamentaux de leur propre population.