Procès libyen en appel : le parquet dénonce une «association de malfaiteurs» au «niveau opérationnel inégalé»

Procès libyen en appel : le parquet dénonce une «association de malfaiteurs» au «niveau opérationnel inégal黩 Getty Images Source: Gettyimages.ru
L’ancien président français Nicolas Sarkozy quitte la Cour d’appel de Paris à la fin de son audience, le 16 mars 2026.
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Au premier jour de ses réquisitions devant la cour d’appel de Paris, le parquet général a requis, le 11 mai, la condamnation de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs, le présentant comme l’«instigateur» d’un système destiné à financer illégalement sa campagne présidentielle de 2007.

Après près de deux mois d’audience, l’accusation a pris la parole pour démontrer la gravité des faits reprochés à l’ancien président Nicolas Sarkozy et à ses proches collaborateurs dans cette affaire explosive de financement occulte présumé.

« Projetant les atteintes à la confiance publique les plus graves, avec un niveau opérationnel inégalé, cette association de malfaiteurs se place au plus haut niveau de gravité que la République puisse connaître », a martelé l’avocat général Damien Brunet, repris sur le réseau social X par le journaliste Laurent Valdiguié.

Le parquet général a insisté sur le rôle central de Nicolas Sarkozy, décrit comme « l’instigateur de rencontres avec des hauts dignitaires du régime libyen », notamment avec Mouammar Kadhafi et Abdallah Senoussi, en 2005.

Selon l’accusation, ces contacts s’inscrivaient dans un « pacte de corruption » visant à obtenir des fonds pour la campagne présidentielle de 2007. L’avocat général a assené : « Les cercles concentriques autour de Nicolas Sarkozy ont été viciés pour intégrer deux affairistes. »

Brice Hortefeux et Claude Guéant sont également visés pour association de malfaiteurs.

Cette position s’aligne sur la condamnation en première instance à cinq ans de prison ferme pour ce seul chef, peine que Nicolas Sarkozy a purgée partiellement avant d’être libéré sous contrôle judiciaire. L’ancien chef de l’État, qui nie farouchement tout financement libyen (« pas un centime »), contredit notamment Claude Guéant sur plusieurs points, fragilisant la cohésion de la défense.

Les avocats généraux ont également évoqué une affaire ayant « dégradé le pacte social », saluant le rôle des médias et des parties civiles, dont des proches de victimes de l’attentat du DC-10. L’issue de ce procès en appel pourrait marquer durablement la vie politique française, tant les soupçons pèsent sur l’un des présidents les plus clivants de la Ve République.

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