Algérie–Union européenne : une relance du partenariat axée sur l’investissement et l’énergie
© Getty ImagesL’UE et l’Algérie affichent une volonté commune de renforcer leur partenariat stratégique. De nouveaux projets économiques et d’investissement sont attendus pour 2026-2027. L’énergie et l’accès aux marchés constituent les piliers de cette coopération relancée.
Les relations entre l’Algérie et l’Union européenne connaissent une nouvelle phase de dynamisation, marquée par une intensification du dialogue politique et économique. À Alger, l’ambassadeur de la délégation de l’UE, Diego Mellado, a souligné la qualité « excellente » des liens entre les deux partenaires, évoquant une coopération devenue « extrêmement riche et intense », appelée à se renforcer dans les prochaines années.
Cette déclaration intervient dans un contexte de multiplication des contacts bilatéraux. Les échanges récents entre le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf et plusieurs responsables européens, ainsi que la tenue de la sixième réunion du dialogue politique de haut niveau sur l’énergie, illustrent la volonté commune d’approfondir la coordination stratégique.
Un partenaire stratégique
La visite récente du commissaire européen à l’Énergie à Alger confirme par ailleurs l’importance croissante du volet énergétique dans la relation, l’Algérie demeurant un fournisseur clé pour l’Europe dans un contexte de recomposition des approvisionnements.
Pour Bruxelles, Alger s’impose désormais comme un partenaire stratégique en Méditerranée. De nouvelles visites officielles sont attendues prochainement, notamment celles de représentants de la Banque européenne d’investissement, signe d’un intérêt accru pour le financement de projets structurants. L’objectif affiché est d’encourager davantage d’investissements et de favoriser une meilleure intégration économique entre les deux rives.
Les projets actuellement en préparation pour la période 2026-2027 devraient ainsi cibler prioritairement le développement économique, l’investissement et la modernisation des échanges. L’Union européenne souhaite notamment améliorer l’accès des produits algériens à son marché tout en facilitant l’implantation d’entreprises européennes en Algérie. Dans ce cadre, l’Accord d’association reste un instrument central, même si son adaptation aux nouvelles réalités économiques figure parmi les priorités discutées.
Au-delà des aspects commerciaux, cette relance du partenariat traduit une convergence d’intérêts plus large, mêlant sécurité énergétique, diversification économique et stabilité régionale, dans un environnement géopolitique en mutation rapide autour du bassin méditerranéen.