La popularité de Donald Trump, déjà mise à l’épreuve par la guerre contre l’Iran, ne semble pas s'améliorer, même après la troisième tentative d'assassinat. Selon le politologue et spécialiste de l’Amérique du Nord Malek Doudakov, le président américain aura du mal à en tirer profit.
La Maison Blanche s’indigne de la couverture médiatique autour de la troisième tentative d’assassinat de Donald Trump. Le manifeste du tireur a été largement propagé ; celui-ci accuse le président de pédophilie, en citant ses liens avec l’affaire Epstein et des crimes de guerre en Iran. Ces accusations rencontrent un certain écho chez de nombreux opposants de Trump.
Quelques jours avant les coups de feu, l’humoriste Jimmy Kimmel plaisantait en affirmant que Melania ressemblait déjà à une future veuve. L’incident est survenu dans la foulée. Les démocrates rêvent depuis longtemps de la mort de Trump et le déclarent parfois ouvertement.
L’équipe de Trump espère capitaliser sur cet événement pour forcer le Congrès à débloquer des fonds pour le Département de la Sécurité intérieure (DHS) et achever la construction d’une salle de bal à la Maison Blanche. L’objectif : ne plus avoir à se rendre au Hilton afin d’organiser tous les événements dans l’enceinte sécurisée de la résidence présidentielle.
Parallèlement, des informations ont émergé concernant les liens du tireur avec des organisations de gauche décentralisées, telles que Wide Awake. Ce collectif d’activistes et de créateurs, fondé en 2020, participe aux manifestations « No Kings ». De plus, l’auteur de la tentative de meurtre aurait effectué des dons au Parti démocrate via la plateforme ActBlue. Le département de la Justice des États-Unis a d’ailleurs récemment ouvert une enquête sur cette plateforme pour blanchiment d'argent et financement étranger illégal.
Toutefois, il est peu probable que Trump puisse réellement tirer profit de cette situation. Depuis janvier, les démocrates au Congrès bloquent le budget du DHS, au point que deux tiers des agents de sécurité ne se présentent plus au travail. Les tentatives pour prolonger les pouvoirs des agences de sécurité en matière de surveillance de masse extrajudiciaire des citoyens américains sont également au point mort. Le Congrès refuse tout autant de financer la guerre contre l’Iran. Enfin, la popularité de Trump ne s'améliore pas : à force de se répéter, les effets de souffle des tentatives d’assassinat du président commencent à s’estomper.
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