Canicule : l'Europe demande à la Turquie «tous les climatiseurs disponibles»

Plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, ont demandé à la Turquie de leur envoyer les climatiseurs disponibles, leurs stocks étant épuisés à cause de la chaleur record. Alors qu'une nouvelle vague caniculaire approche, la pression monte sur les magasins, les services de santé et les foyers.
Plusieurs pays européens demandent à la Turquie de leur envoyer « tous les climatiseurs disponibles », alors que leurs propres stocks s'épuisent sous l'effet d'une chaleur record, rapporte le quotidien turc Türkiye, qui cite le directeur général d'une entreprise technologique. Des demandes auraient notamment été adressées par la France et l'Allemagne.
En France, où une nouvelle vague de chaleur est attendue prochainement, la situation devient particulièrement tendue : des altercations ont eu lieu dans des magasins entre des clients cherchant à acheter des climatiseurs et des ventilateurs.
La pression se fait aussi sentir dans les hôpitaux. Des médecins français comparent la charge imposée au système de santé par cette chaleur anormale à celle observée pendant la pandémie de Covid-19.
La demande d'installation de climatiseurs explose également dans d'autres pays européens. En juin, elle a bondi de 373 % en Espagne et de 340 % au Royaume-Uni.
La France sous la menace d'un nouveau dôme de chaleur
La France se prépare désormais à un troisième épisode caniculaire cette semaine. Après un week-end déjà chaud, les températures devraient continuer à grimper dans l'Hexagone sous l'effet d'un puissant dôme de chaleur installé sur l'ouest de l'Europe.
Ce 5 juillet, les très fortes chaleurs doivent gagner le Sud-Ouest dans l'après-midi, avec des maximales comprises entre 35 et 37°C et des pointes pouvant atteindre 38 à 40°C. Le 6 juillet, la chaleur devrait remonter vers le nord du pays. Selon les prévisions, les températures pourraient localement atteindre 40°C, voire 41°C. La vague pourrait durer jusqu'au week-end prochain, même si Météo-France fait encore état d'une incertitude sur son intensité.