Explosion à Monaco : l'oligarque ukrainien visé aurait voulu dénoncer la corruption en Ukraine

Explosion à Monaco : l'oligarque ukrainien visé aurait voulu dénoncer la corruption en Ukraine
Le site de l'incident. Crédit : Christine P./X.
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L'attaque à l'explosif qui a visé à Monaco l'homme d'affaires ukrainien Vadim Ermolaev pourrait être liée à son projet de porter devant le Parlement européen la question de la corruption en Ukraine, selon Monaco-Matin. Au total, trois personnes ont été touchées.

L'homme d'affaires ukrainien Vadim Ermolaev, visé fin juin par une attaque à l'explosif à Monaco, devait, dans les semaines à venir, organiser une conférence consacrée à la corruption en Ukraine au Parlement européen, a rapporté, le 1er juillet, Monaco-Matin, citant Claude Moniquet, ancien membre de la Direction générale de la sécurité extérieure française. L'entrepreneur comptait y prendre la parole pour dénoncer la corruption dans son pays d'origine.

D'après le quotidien, cette hypothèse constituerait l'une des explications possibles de la tentative d'assassinat visant l'homme d'affaires. Le quotidien évoque toutefois une autre piste, celle d'un règlement de comptes commandité par des concurrents. Le journal monégasque souligne à ce propos que les affaires d'Ermolaev semblent moins transparentes que ne l'affirment ses avocats, rappelant notamment le retrait de la licence de VersoBank, banque estonienne qui lui appartenait, ainsi que l'arrestation à Chypre, en 2025, de son fils Arthur. Selon Monaco-Matin, celui-ci aurait mis en place en Estonie un vaste réseau d'escroquerie téléphonique ayant causé un préjudice de plus de 100 millions d'euros.

L'explosion s'est produite le 29 juin dans l'entrée d'un immeuble résidentiel de Monaco. Trois personnes ont été grièvement blessées, dont Vadim Ermolaev, citoyen chypriote présenté par plusieurs médias comme l'un des hommes d'affaires ukrainiens les plus fortunés. Ce dernier a renoncé à la nationalité ukrainienne en 2019. En 2023, les autorités de Kiev ont imposé des sanctions à son encontre. Les deux autres victimes sont la compagne d'Ermolaev et le fils de celle-ci, âgé de 13 ans. La femme, la plus gravement atteinte, a été amputée des deux jambes et se trouve toujours à l'hôpital.

Le parquet de Monaco a ouvert une enquête pour tentative d'assassinat. Dans un premier temps, les autorités de la principauté avaient qualifié les faits d'acte terroriste, avant d'abandonner cette qualification. Selon les médias français, les investigateurs privilégieraient désormais la piste d'une implication du Service de sécurité d'Ukraine, le SBU.

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