Israël bombarde Téhéran, l’Iran lance son propre ultimatum à Trump
Source: Gettyimages.ruIsraël a de nouveau frappé des infrastructures en Iran, dont un aéroport à Téhéran, après des attaques contre des sites pétrochimiques. En réponse à l'ultimatum de Donald Trump sur le détroit d'Ormuz, Téhéran a lancé le sien, donnant à Washington un délai d'environ vingt heures pour céder, faute de quoi ses alliés en subiraient les conséquences.
La situation sur l'île de Kharg reste sous contrôle, selon Mehr
Selon l'agence iranienne Mehr, la situation sur l'île de Kharg demeure sous contrôle. Les infrastructures et les installations pétrolières n'ont pas été endommagées.
L'Iran aurait mis fin aux négociations avec les États-Unis, selon le New York Times
L'Iran aurait mis fin à ses tentatives de négociation avec les États-Unis et aurait informé le Pakistan qu'il ne participerait plus aux discussions sur un cessez-le-feu, selon le New York Times, qui cite trois hauts responsables iraniens.
Deux ressortissants français quittent l'Iran après plus de trois ans de détention
Après plus de trois ans de détention en Iran, deux ressortissants français ont été libérés et sont désormais en route vers la France, selon le président français Emmanuel Macron.
Il s'agit de Cécile Kohler, enseignante de lettres âgée de 41 ans, et de Jacques Paris, professeur retraité de 72 ans. Tous deux avaient été condamnés en octobre à de lourdes peines de prison pour des accusations d'espionnage au profit d'Israël. Libérés début novembre, ils restaient toutefois interdits de quitter le territoire iranien et avaient été placés à l'ambassade de France à Téhéran.
D'après l'agence de presse IRNA, l'Iran les a libérés en échange du retrait par la France de sa plainte contre Téhéran devant la Cour internationale de justice de l'ONU.
Bint Jbeil, épicentre d’une bataille décisive au Sud-Liban entre le Hezbollah et Tsahal
Les combats s’intensifient autour de Bint Jbeil, cible d’un encerclement israélien. Israël progresse sur plusieurs fronts, notamment à l’est près du Litani. Le Hezbollah riposte par une guérilla urbaine pour freiner l’offensive.
L'Iran prêt à frapper sans restrictions
L'Iran se dit désormais prêt à mener des frappes sans les limitations qu'il s'était jusqu'ici imposées, selon un communiqué du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), relayé par l'agence de presse Fars.
Téhéran affirme être en mesure de cibler les infrastructures des États-Unis et de leurs alliés de façon à les priver durablement de pétrole et de gaz, avec des répercussions susceptibles de s'étendre bien au-delà du Moyen-Orient.
Le CGRI souligne qu'il avait jusqu'à présent fait preuve de retenue dans le choix de ses cibles, invoquant des considérations de bon voisinage. Désormais, précise-t-il, ces contraintes sont levées, ouvrant la voie à une intensification des opérations.
Israël appelle les Iraniens à éviter les trains pour des « raisons de sécurité »
L'armée israélienne a exhorté les habitants de l'Iran à s'abstenir d'utiliser les trains sur l'ensemble du territoire. Les autorités militaires israéliennes ont averti que la présence dans les trains ou à proximité des voies ferrées pourrait exposer les civils à un danger.
Les démocrates veulent destituer le chef du Pentagone, selon Axios
Les démocrates de la Chambre des représentants des États-Unis préparent une initiative visant à lancer une procédure de destitution contre le chef du Pentagone, Pete Hegseth, dans le contexte de ses décisions liées à la guerre contre l'Iran, rapporte Axios.
Yassamin Ansari, élue démocrate de l'Arizona, a indiqué que l'ouverture de la procédure pourrait intervenir dès la semaine prochaine. Elle a accusé le secrétaire américain à la Guerre d'avoir manqué à son serment et à ses obligations envers la Constitution américaine.
Elle a affirmé que l'exposition jugée irresponsable des militaires américains à des risques, ainsi que des violations répétées du droit de la guerre, constituaient des motifs suffisants pour engager sa destitution.
Selon des sondages cités par Axios, le responsable du Pentagone figure parmi les membres les moins populaires de l'administration, tandis que l'escalade de la guerre contre l'Iran accentue la pression sur sa position.
Trump : toute une « civilisation mourra ce soir »
Le président américain, Donald Trump, a déclaré que « toute une civilisation » pourrait disparaître cette nuit, ajoutant qu'il ne souhaitait pas une telle issue, mais qu'elle semblait probable. Il a toutefois évoqué la possibilité d'un changement radical de pouvoir en Iran, estimant que l'arrivée de dirigeants « plus intelligents et moins radicalisés » pourrait ouvrir la voie à une transformation majeure, tout en reconnaissant l'incertitude de ce scénario.
La guerre en cours propulse l'Iran au rang de puissance mondiale, selon le Wall Street Journal
La guerre en cours contribue à transformer l'Iran en acteur majeur de l'équilibre international, écrit le Wall Street Journal. Alors que l'ordre mondial semblait ces dernières années s'articuler autour de trois pôles — la Russie, les États-Unis et la Chine —, l'Iran s'impose progressivement comme un quatrième centre de puissance, selon le quotidien américain.
Cette montée en influence reposerait en grande partie sur le contrôle d'un point névralgique du système énergétique mondial : le détroit d'Ormuz. Dans une économie globalisée, il ne suffirait plus de disposer de ressources pétrolières — leur acheminement doit être fiable, massif et prévisible.
Or, lorsque cette fiabilité est remise en cause, les effets se répercutent immédiatement sur les marchés : les assurances se durcissent, les coûts de fret s'envolent et les chaînes d'approvisionnement deviennent plus vulnérables, renforçant ainsi le poids stratégique de l'Iran.
L'Iran facturerait le passage par Ormuz en yuans : une menace pour le pétrodollar, selon Graham
L'Iran ferait payer le passage des navires dans le détroit d'Ormuz en yuans, une pratique susceptible de fragiliser la position du dollar dans les échanges énergétiques mondiaux, a déclaré le sénateur américain Lindsey Graham. Selon lui, depuis 1974, le commerce mondial du pétrole repose largement sur le dollar, et toute évolution vers des règlements en yuans est perçue comme une remise en cause directe de la monnaie américaine, voire comme une « attaque » contre celle-ci.
Israël a mené une nouvelle vague d’attaques visant des infrastructures en Iran, notamment un aéroport à Téhéran, après avoir déjà ciblé au moins deux installations pétrochimiques la veille. Le 6 avril, les forces israéliennes ont frappé la plus grande installation pétrochimique du champ gazier de South Pars ainsi qu'un complexe situé dans la ville de Marvdasht.
Du côté iranien, Mahdi Mohammadi, conseiller du président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le président américain, Donald Trump, disposait d'environ vingt heures pour céder, faute de quoi ses alliés en subiraient les conséquences. Il a ajouté que l'Iran ne reculerait pas face aux pressions.
Dans ce climat de confrontation, Téhéran aurait rejeté une proposition de cessez-le-feu soutenue par plusieurs médiateurs, dont l'Égypte, le Pakistan et la Turquie. À la place, l'Iran aurait proposé un plan en dix points visant à mettre fin durablement au conflit. Ce plan inclurait notamment la cessation des hostilités dans la région, la garantie de la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz, la levée des sanctions et des engagements en faveur de la reconstruction du pays.