5e jour de guerre en direct : Israël menace de tuer tout nouveau dirigeant iranien
Source: Gettyimages.ruLes États-Unis et Israël poursuivent leurs frappes sur le territoire iranien dans le cadre de leur offensive, invoquant la nécessité de prévenir une «menace imminente», tandis que Téhéran riposte par des tirs de missiles, visant les installations américaines et israéliennes dans la région. Suivez le déroulement des hostilités en direct.
72 personnes tué, 437 blessées lors des frappes israéliennes au Liban
Au moins 20 personnes ont été victimes des frappes aériennes israéliennes sur le territoire libanais depuis le début de la nouvelle escalade militaire le 2 mars, a rapporté Anadolu, citant le ministère libanais de la Santé. Le nombre total de victimes s'élève ainsi à 72, et celui des blessés à 437.
L'électricité coupée en Irak, selon l'agence Fars
Le réseau électrique est complètement hors service dans toutes les provinces irakiennes, a rapporté l'agence de presse Fars, citant le ministère irakien de l'Électricité. Des inspections sont en cours pour déterminer la cause de cette panne.
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— BreakingNews World (@Breking911World) March 4, 2026
🇮🇶💡 Iraq's power grid goes out nationwide, cause unknown, says Energy Ministry
Amazon ref link: https://t.co/dMgO4BS5t3pic.twitter.com/lMiD53MhYfL'attaque israélo-américaine n'a pas laissé à l'Iran d'autre choix que de se défendre, affirme Pezechkian
Téhéran souhaitait éviter la guerre, mais « l'attaque militaire américano-sioniste » ne lui a pas laissé d'autre choix que de se défendre, a déclaré le président iranien Massoud Pezechkian sur X. Il a souligné que l'Iran respectait la souveraineté des États voisins, précisant que la paix dans la région devait être assurée par les pays de cette région.
À qui appartient le détroit d’Ormuz, passage clé pour l’énergie mondiale ?
Le détroit d’Ormuz relie le golfe Persique au golfe d’Oman et ouvre la route vers la mer d’Arabie. Situé entre la côte sud-est de l’Iran et la côte nord d’Oman, il constitue un passage maritime relativement étroit mais d’une importance stratégique majeure. Sa longueur est estimée entre 180 et 195 kilomètres, tandis que sa largeur varie généralement entre 55 et 95 kilomètres. Dans sa partie la plus étroite, entre l’île iranienne de Larak et l’archipel omanais d’As-Salama, elle ne dépasse pas 33 à 39 kilomètres.
Le statut juridique du détroit reste cependant sujet à interprétation. La majorité des États considère qu’il s’agit d’une voie de navigation internationale où la circulation maritime est protégée par le droit de la mer. Toutefois, ni l’Iran ni les États-Unis n’ont ratifié la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, ce qui entretient des divergences sur l’interprétation de ce régime.
Téhéran estime notamment qu’une partie du détroit relève de sa juridiction nationale. Selon la loi iranienne adoptée en 1993 sur les espaces maritimes du golfe Persique et de la mer d’Oman, la zone située dans la limite de 12 milles marins (22,2 kilomètres) est considérée comme faisant partie des eaux territoriales iraniennes.
Dans ce cadre, l’Iran ne reconnaît que le principe du « passage inoffensif », ce qui lui permettrait théoriquement de restreindre la circulation en cas de menace militaire ou de situation d’urgence. Oman défend une position comparable pour la partie du détroit située dans ses propres eaux.
L’ONU troublée par la mort de plus de 160 écolières dans un bombardement en Iran
Un panel d’experts de l’Organisation des Nations unies s’est dit «profondément troublé» après le bombardement d’une école de filles à Minab (sud de l’Iran), qui aurait tué plus de 160 enfants. Marco Rubio assure que Washington ne cible pas d’écoles. Israël dit enquêter.
Vucic : les pays européens feront face à un « véritable enfer » en raison de la suspension du trafic commercial dans le détroit d'Ormuz
Le président serbe Aleksandar Vucic a mis en garde contre les conséquences catastrophiques que pourrait engendrer la montée des prix de l'énergie suite à la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Selon lui, les pays européens feront face à « un véritable enfer » en raison de la suspension du trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).
La réponse de Téhéran aux actions militaires américano-israéliennes a entraîné des perturbations majeures des expéditions de brut et de GNL à travers le détroit d'Ormuz. Alors que les marchés sont déjà sous tension, Vucic a averti que les nations dépendantes des importations se retrouvaient au bord d'une crise majeure.
« Nous entrons dans une situation impossible. Si cela continue, tout le monde en Europe vivra un véritable enfer », a déclaré Vucic lors d'une conférence de presse, ajoutant que tant que le détroit d'Ormuz resterait fermé, la hausse des prix du pétrole pourrait entraîner des conséquences fatales.
Des milliers de navires commerciaux seraient actuellement incapables de traverser le détroit en raison des hostilités en cours. Les forces iraniennes ont menacé d'attaquer tout vaisseau tentant de passer et auraient déjà frappé plusieurs pétroliers. Téhéran semble déterminé à alourdir le coût de cette guerre pour les États-Unis et leurs alliés.
Ebrahim Jabari, un commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a été cité par les médias locaux déclarant que « les Américains, avec des dettes de milliers de milliards de dollars, dépendent du pétrole de la région, mais ils devraient savoir qu'aucune goutte de pétrole ne leur parviendra ».
Les États-Unis menacent d'intensifier leurs frappes contre l'Iran
Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a annoncé une accélération de l’offensive américaine contre l’Iran, affirmant que les frappes deviendraient plus fréquentes et plus intenses. Lors d’une conférence de presse, il a également indiqué que du matériel militaire supplémentaire serait déployé dans la région.
Selon lui, Washington entend agir avec fermeté afin de « donner le ton et le rythme » des hostilités, estimant que l’Iran ne pourrait pas l’emporter dans une guerre d’usure contre les États-Unis. Le chef du Pentagone a également déclaré que l’armée américaine pourrait recourir à des munitions moins sophistiquées, dont les stocks seraient, selon lui, « quasi illimités ».
Hegseth a en outre affirmé que l’Iran avait perdu plus de vingt navires de guerre à la suite des frappes américaines et que ses capacités de lancement de missiles balistiques de grande portée avaient été fortement dégradées.
Interrogé sur l’attaque contre un lycée de filles à Minab, qui a coûté la vie à plus de 160 écolières, il s'est contenté d'indiquer que les autorités américaines examinaient les informations disponibles, esquivant une question des journalistes sur la désignation des auteurs de l'attaque.
Par ailleurs, le responsable américain a déclaré que les États-Unis n'avaient aucun problème avec la Russie et la Chine concernant l’opération menée avec Israël contre l’Iran. Il a précisé n'avoir aucun message à adresser à Moscou et à Pékin à ce sujet.
Une mission de l’ONU dénonce une violation de la Charte des Nations unies dans les frappes contre l’Iran
La Mission indépendante d'établissement des faits des Nations unies sur la République islamique d'Iran a conclu que les frappes de missiles israéliennes et américaines contre l'Iran violaient le droit international, et notamment la Charte des Nations unies, a rapporté Reuters.
Elle a fermement condamné les actions de Washington et de Tel Aviv, soulignant que les principes du droit international devaient être appliqués de manière cohérente à tous.
La Mission a également exprimé sa profonde consternation face à la frappe qui a touché une école de filles à Minab, dans le sud de l'Iran, le 28 février, premier jour des attaques américaines et israéliennes.
L'attaque, qui a coûté la vie à plus de 160 écolières, n'a suscité aucun commentaire de la part des États-Unis ou d'Israël.
Le Pentagone confirme une attaque contre un navire iranien au large du Sri Lanka
Un sous-marin américain a coulé la frégate iranienne IRIS Dena au large des côtes du Sri Lanka, en tirant des torpilles, a annoncé le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth lors d’une conférence de presse.
Auparavant, le gouvernement sri-lankais avait fait état de la récupération de plusieurs corps et le sauvetage d’une trentaine de marins blessés après le naufrage du navire militaire iranien dans les eaux territoriales de l’île.
Environ 180 membres d'équipage se trouvaient à bord.
🚨🇺🇸🇮🇷 BREAKING: Reports are coming that An attack on an Iranian ship IRIS Dena in Indian Ocean waters has reportedly killed 150 people.
— Rebel_Warriors (@Rebel_Warriors) March 4, 2026
Did the Indian Navy allow the attack to happen? Why? Has my India now joined the USA in a war against Iran?#IranWar#IranIsraelWarpic.twitter.com/ZbaoMwVTaWSelon Axios, la décision d’attaquer l’Iran a été prise lors d’un appel entre Trump et Netanyahou
Les États-Unis et Israël se sont mis d'accord pour bombarder l'Iran lors d'un appel téléphonique entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou le 23 février, a révélé Axios, citant des sources.
D'après l'article, Netanyahou a informé Trump que le Guide suprême iranien Ali Khamenei rencontrerait ses conseillers le 28 février. L'opportunité de frapper les dirigeants iraniens était si tentante pour les deux dirigeants qu'ils n'ont pas pu la laisser passer, explique Axios, qualifiant cette conversation de tournant, marquant le début d'une guerre contre l'Iran qui a « bouleversé le Moyen-Orient ».