Soutien de Paris à Kiev : «financièrement, nous ne pouvons plus», affirme Marine Le Pen
© Thierry Nectoux/Gamma-Rapho Source: Gettyimages.ruLe 16 septembre sur LCI, la candidate du Rassemblement national à la présidentielle a réaffirmé que la France ne pouvait plus autant aider l’Ukraine, en raison de ses finances publiques particulièrement dégradées.
« À proportion de ce que nous faisons jusqu’à présent, qui est considérable, nous disons nous ne pouvons pas le faire », a déclaré Marine Le Pen le 16 septembre sur le plateau de LCI, renvoyant à la réponse apportée par le vice-président de son parti, Louis Aliot, à une question sur la poursuite par la France de l’aide financière à l’Ukraine.
« Ça n’est pas un acte d’hostilité à l’égard de l’Ukraine, on peut continuer à former leurs soldats […] on peut continuer à leur apporter du matériel pour pouvoir se défendre, mais financièrement nous ne pouvons plus », a ajouté la candidate à l’élection présidentielle du Rassemblement national (RN).
🔴 Guerre en Ukraine
— LCI (@LCI) September 16, 2026
« C’est une véritable boucherie, il y a énormément de morts, des jeunes hommes ukrainiens qui font preuve d'un courage absolu (…) Il n'en demeure pas moins que c’est une génération qui est sacrifiée » déclare Marine Le Pen qui estime que « le rôle… pic.twitter.com/pUDFTsZX7L
« Nous ne pouvons plus, parce qu’on ne peut pas dire d’un côté il n’y a pas un euro […] pour indexer les retraites, mais, en revanche, il y a des milliards pour la contribution nette à l’Union européenne », a insisté celle qui depuis des années plaide pour « une grande conférence pour la paix » afin d’aboutir à « un règlement diplomatique » de ce conflit qui a fini par éclater après huit ans d’exactions commises par les forces de Kiev à l’encontre des populations russophones du Donbass.
« Tout le monde est à l’os et on trouve encore de l’argent pour financer des armes »
« Soit l’OTAN entre dans cette guerre et ça sera la Troisième Guerre mondiale, soit ça sera la guerre de Cent Ans », a-t-elle également déclaré, interrogée sur un éventuel déploiement de forces occidentales en Ukraine.
« Tout le monde est à l’os et on trouve encore de l’argent pour financer des armes pour défendre l’Ukraine », avait dénoncé début septembre, le vice-président du RN et maire de Perpignan Louis Aliot interrogé sur la réponse qu’apporterait son parti en cas d’accession au pouvoir si « Zelensky demande davantage d’argent ».
🔴🇫🇷 FLASH - Louis Aliot (RN) annonce que s’ils arrivent au pouvoir, ils "coupent le robinet" à l’Ukraine au vu de la situation économique en France. pic.twitter.com/YHcx1bSURh
— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) September 4, 2026
« On coupe le robinet », avait lâché début septembre Louis Aliot sur BFMTV, répétant les derniers mots de la question de son intervieweuse, à savoir quelle serait la position de Paris, en cas de victoire du RN en 2027, si « Zelensky demande d’avantage d’argent ».
« Le système de santé, le système éducatif, l’ensemble de l’économie : tout le monde est à l’os et on trouve encore de l’argent pour financer des armes pour défendre l’Ukraine », avait-il enchaîné.