L’Afrique du Sud engage une importation record de vaccins contre la fièvre aphteuse pour protéger son agriculture

L’Afrique du Sud engage une importation record de vaccins contre la fièvre aphteuse pour protéger son agriculture Source: Gettyimages.ru
John Steenhuisen s'adresse aux médias sur des questions d'importance nationale et d'intérêt public le 4 février 2026 à Durban, en Afrique du Sud.
Suivez RT en français surTelegram

Face à une épidémie de fièvre aphteuse qui fragilise son agriculture, l’Afrique du Sud lance une opération d’ampleur. Un million de doses de vaccin sont attendues, tandis que plus de cinq millions doivent être importées d’ici fin mars afin de protéger le cheptel, stratégique pour l’économie nationale.

L’Afrique du Sud fait face à une épidémie de fièvre aphteuse qui met sous pression son secteur agricole. Pour freiner la propagation du virus, le gouvernement a annoncé une importation massive de vaccins.

Lors d’une séance conjointe de l’Assemblée nationale et du Conseil national des provinces, le ministre de l’Agriculture John Steenhuisen a confirmé l’arrivée imminente d’un million de doses produites par l’entreprise argentine Biogenesis Bago.

La fièvre aphteuse est une maladie très contagieuse qui touche principalement les bovins, les moutons et les porcs. Elle peut entraîner des restrictions commerciales et de lourdes pertes économiques pour les éleveurs.

Il s’agit de « la plus grande importation unique de vaccins à ce jour ». Plus de deux millions de doses ont déjà été administrées dans le pays, tandis que la campagne de vaccination se poursuit quotidiennement dans les zones affectées.

Au total, « plus de cinq millions de vaccins provenant de trois fournisseurs différents » sont attendus d’ici la fin mars. En plus du partenaire argentin, le Botswana Vaccine Institute continue de livrer des doses chaque mois. Le laboratoire turc Dollvet participera lui aussi à l’approvisionnement, confirmant une diversification des partenariats pour sécuriser les volumes nécessaires face à la crise.

Relancer la production nationale

Au-delà des importations, Pretoria entend renforcer ses capacités internes. Le 6 février, le Conseil de recherche agricole (ARC) a remis un premier lot de 12 900 doses produites localement.

L’ARC prévoit une production initiale de 20 000 doses par semaine, avec un objectif de 200 000 doses hebdomadaires d’ici 2027. Le ministre a rappelé que l’Afrique du Sud avait perdu sa capacité nationale de production de vaccins en 2005, devenant depuis largement dépendante des importations.

La stratégie actuelle vise à vacciner 80 % du cheptel national d’ici décembre. Cette approche combine importations massives et montée en puissance industrielle afin de renforcer la sécurité sanitaire du pays.

Quarantaines et mobilisation élargie

Des mesures strictes accompagnent ce plan. Toute exploitation où un cas est suspecté ou confirmé est immédiatement placée en quarantaine. Les déplacements d’animaux à sabots fendus et de produits animaux non transformés sont interdits depuis les fermes concernées.

Le ministre a précisé qu’une « zone de protection » pourrait être instaurée si nécessaire, afin d’appliquer des règles uniformes dans les zones à risque.

Pour accélérer la campagne nationale, les vétérinaires privés sont désormais autorisés à s’enregistrer pour administrer les vaccins. John Steenhuisen a déclaré : « Protéger l’agriculture ne concerne pas seulement les agriculteurs. Il s’agit de protéger la croissance économique, les emplois et la stabilité. »

Dans un contexte de croissance estimée à environ 1,5 %, la gestion de cette crise sanitaire représente un enjeu majeur pour les autorités sud-africaines. En combinant coopération internationale et relance de la production locale, Pretoria cherche à stabiliser son secteur agricole et à préserver un pilier essentiel de son économie.

Raconter l'actualité

Suivez RT en français surTelegram

Le plus populaire

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par ANO « TV-Novosti » de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service). En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services. Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix». Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix». Réseaux sociaux Désactiver cette option empêchera les réseaux sociaux de suivre votre navigation sur notre site et ne permettra pas de laisser des commentaires.

OK

RT en français utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix