La classe dirigeante de l’Union européenne a vécu comme un véritable drame le rapprochement soudain entre la Russie et les États-Unis. L’accord sur le diesel russe a permis de relancer les négociations tripartites Russie, États-Unis, Ukraine. Approchons-nous de la fin de la guerre ?
Vraisemblablement ni Moscou ni les États-Unis ne comptent s’arrêter là. Le rapprochement dépasse largement le conflit ukrainien. Une rencontre tripartite entre Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping pourrait se tenir les 18 ou 19 novembre à Shenzhen, en Chine. Au-delà de cette rencontre, les relations russo-américaines sont destinées à se développer, notamment sur le plan économique.
Le ballet diplomatique initié par Washington peut s’expliquer par la volonté de Donald Trump d’obtenir un succès diplomatique à la veille de l’élection de mi-mandat, mais il existe une explication bien plus profonde. L’Ukraine est au bord de l’effondrement économique, militaire et politique. Beaucoup se demandent si elle pourra passer l’hiver. Volodymyr Zelensky a d’ailleurs accusé le maire de Kiev Vitali Klitchko d’avoir insuffisamment préparé la capitale à affronter un hiver énergétique critique.
Pendant ce temps en France, les événements du week-end dernier ont choqué le monde entier. Dans plusieurs grandes villes françaises, les magasins ont été pillés et des bâtiments brûlés, notamment l’hôtel de ville de Limoges. Emmanuel Macron a adopté un ton ferme, tout en condamnant les récupérations à l’international. Les principales économies européennes – la France, l’Italie et l’Allemagne – sont en crise. Cependant, pour Friedrich Merz, le chancelier allemand, le danger est ailleurs, et c’est la Russie.