Les Marocains attendus aux urnes pour les législatives
© Getty ImagesLes Marocains élisent les 395 députés qui détermineront la prochaine majorité gouvernementale. Emploi, pouvoir d’achat, santé et éducation dominent les enjeux dans un pays engagé dans de vastes projets à l’horizon 2030.
Les Marocains votent ce mercredi 23 septembre pour renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants. Au total, 7 288 candidats se présentent et près de 15,8 millions d'électeurs sont inscrits. Le scrutin dessinera la nouvelle majorité parlementaire, le roi nommant ensuite le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête.
L'élection doit notamment départager les formations de la majorité sortante, dominée depuis 2021 par le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM) et l'Istiqlal, et leurs adversaires. Mais derrière la concurrence politique, l’enjeu est surtout social. Le prochain gouvernement devra accompagner les grands chantiers engagés à l'horizon 2030 tout en répondant aux préoccupations quotidiennes : emploi, pouvoir d'achat, logement, santé et éducation.
La participation, autre défi majeur
Le chômage des jeunes reste particulièrement sensible : il atteignait 37 % en 2025. Les mouvements de protestation de la jeunesse et les tentatives de départ vers Ceuta ont également illustré le malaise d'une partie de la population, alors même que le royaume attire les investissements et accélère ses grands projets d'infrastructures.
L’autre enjeu est la participation. Sur environ 26,7 millions de Marocains en âge de voter, 15,8 millions sont inscrits. Surtout, les 18-24 ans ne représentent que 4 % des électeurs inscrits.
Le scrutin se déroule enfin dans un système où Parlement et gouvernement exercent des compétences importantes, mais où le roi Mohammed VI conserve un rôle institutionnel central, notamment dans les grandes orientations stratégiques.
Au-delà du rapport de force entre partis, ces législatives doivent donc mesurer la capacité du prochain gouvernement à concilier les ambitions du Maroc pour 2030 avec des attentes sociales fortes, notamment en matière d'emploi, de services publics et de réduction des disparités.