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Gadi Eisenkot, l’ancien chef d’état-major qui veut succéder à Netanyahou sans bouleverser la politique régionale d’Israël

Ancien chef d’état-major israélien, Gadi Eisenkot défend une politique sécuritaire ferme, notamment à l’égard de l’Iran, sans exclure de nouvelles frappes. Sur Gaza, le Liban, la Syrie et la Cisjordanie, ses positions restent proches de celles du Premier ministre Benjamin Netanyahou, malgré plusieurs divergences.

Ancien chef d’état-major de l’armée israélienne entre 2015 et 2019, Gadi Eisenkot s’est imposé comme le principal rival du Premier ministre Benjamin Netanyahou. À 66 ans, le dirigeant du parti Yashar défend une ligne sécuritaire ferme, mais entend rompre avec la gestion politique et diplomatique de celui-ci.

Sa priorité demeure l’Iran, qu’il considère comme la première menace stratégique pour Israël. Favorable au démantèlement des capacités nucléaires militaires iraniennes, il n’exclut pas de nouvelles frappes contre Téhéran. Il privilégie toutefois une coordination étroite avec Washington, associant pression militaire, négociations et inspections internationales. Contrairement à Benjamin Netanyahou, il apparaît moins disposé à prendre le risque d’une confrontation prématurée.

Pas de changement de doctrine

À Gaza, Gadi Eisenkot réclame le désarmement total du Hamas et la fin de son contrôle politique. Il soutient, sous réserve de garanties de sécurité, le plan américain pour l’après-guerre, qui prévoit une administration technocratique palestinienne et une force internationale de stabilisation.

En Cisjordanie, il rejette la création d’un État palestinien indépendant, tout comme l’annexion du territoire. Il souhaite limiter l’expansion des colonies, combattre les violences des colons extrémistes et maintenir l’Autorité palestinienne, sous contrôle sécuritaire israélien.

Au Liban, l’ancien général entend poursuivre l’affaiblissement du Hezbollah et conserver une zone de sécurité au sud du pays, tout en envisageant des retraits conditionnés au désarmement du mouvement. En Syrie, il défend le maintien de positions stratégiques, notamment sur le mont Hermon, sans exclure un accord de sécurité avec Damas sous garanties américaines.

Enfin, Gadi Eisenkot souhaite restaurer les relations avec les Européens et approfondir la normalisation avec les États arabes, notamment les monarchies du Golfe.

Son éventuelle arrivée au pouvoir marquerait donc davantage une rupture de méthode qu’un changement de doctrine. Face à l’Iran comme sur les autres fronts régionaux, Eisenkot reste avant tout un militaire partisan du rapport de force.