Le 27 octobre, le président russe Vladimir Poutine a eu une conversation téléphonique avec Alexander Stubb, président de la Finlande, et Jonas Gahr Støre, Premier ministre de la Norvège. L’appel a eu lieu à l’initiative de la Finlande et de la Norvège. La présidence finlandaise a annoncé qu’avant l’appel, des consultations avaient été menées avec l’Ukraine.
« La discussion a été franche et approfondie. Nous sommes des pays voisins de la Russie. L’issue de cette guerre aura un impact direct sur notre sécurité et celle de l’Europe en général. Mettre fin à la guerre nécessite des discussions directes », a déclaré le président finlandais Alexander Stubb.
Les questions liées à la stabilité dans la région de la mer Baltique et dans l’Arctique ont aussi été abordées, indiquent les communiqués finlandais et norvégien. Les deux dirigeants ont souligné qu’ils avaient participé à la conversation en tant que dirigeants de leurs pays, et non en tant que représentants de l’Europe.
La partie russe a précisé que l’échange a porté sur le règlement de la crise ukrainienne, en tenant compte des négociations de Vladimir Poutine avec l’envoyé spécial du président des États-Unis Steve Witkoff, à Saint-Pétersbourg, le 21 octobre, ainsi que des contacts à Oslo entre Alexander Stubb, Jonas Gahr Støre, l’émissaire américain et le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky. Les participants à l’appel ont salué l’accord conclu sur la reprise des négociations trilatérales entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis, visant notamment à assurer la sécurité de la Russie et de l’Ukraine après la cessation complète des hostilités.
Vladimir Poutine a évalué la situation actuelle dans la zone de conflit en Ukraine, en rappelant ce qu’il présente comme les causes profondes de la crise. Il a souligné qu’une paix juste et durable n’est possible que si les intérêts légitimes de la Russie sont pleinement et inconditionnellement pris en compte. Il a aussi dénoncé la politique conflictuelle des pays de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, qui conduit selon lui à une prolongation des hostilités.
Les questions de sécurité et de stabilité dans les régions de la mer Baltique et de l’Europe du Nord ont aussi été abordées, selon la partie russe. Le président finlandais et le Premier ministre norvégien ont rappelé l’importance de respecter le droit maritime international et le principe de la liberté de navigation.
Le président russe a informé ses interlocuteurs du lancement, avec la médiation des États-Unis, d’une opération humanitaire dans la région d’Alechki, localité sous contrôle russe, ainsi que de l’instauration à cet effet d’un « régime de silence » temporaire dans le secteur de Kherson.
Les trois hommes ont convenu de maintenir des contacts téléphoniques directs.