L’administration Trump cherche à relancer les candidatures des Afrikaners, après un ralentissement des demandes.
Selon The Guardian, le département d’État américain examine une campagne de communication de 335 000 dollars en Afrique du Sud, avec un sondage, des groupes de discussion et de la publicité numérique en afrikaans. L’objectif est de comprendre pourquoi les Sud-Africains blancs sont moins nombreux que prévu à solliciter le statut de réfugié et d’encourager de nouvelles demandes.
La mesure remonte à 2025, lorsque le président américain Donald Trump a décidé de donner la priorité aux Afrikaners, qu’il présente comme victimes de discriminations, de violences et de menaces sur leurs terres. Pretoria conteste ce discours et rejette l’idée d’une persécution systématique des Sud-Africains blancs. Elle estime que le nombre relativement faible de demandes fragilise l’argument américain selon lequel les Afrikaners chercheraient massivement à fuir le pays.
Un plafond de 17 500 admissions pour 2027
Malgré ce ralentissement, le dispositif reste très favorable aux Afrikaners. Au cours de l’exercice 2026, les États-Unis ont admis 16 292 réfugiés, presque tous sud-africains. Pour 2027, l’administration a fixé un plafond de 17 500 admissions, qui doivent à nouveau bénéficier principalement aux Afrikaners. Le coût de leur réinstallation est estimé à 500 millions de dollars.
Cet accueil prioritaire contraste fortement avec le durcissement général de l’immigration sous Trump. L’administration a réduit les admissions de réfugiés venus d’autres régions et réexamine des milliers de dossiers hérités de l’ère Biden. Les associations de défense des réfugiés dénoncent une sélection fondée sur des critères politiques et raciaux.