« Il est désormais moins cher de réserver un lancement standard de Falcon 9 (74 millions de dollars) que de faire transiter un VLCC [un pétrolier géant] de l'USG [région de la côte du Golfe du Mexique] vers l'Extrême-Orient (~80 millions de dollars) », a écrit sur X la compagnie de courtage maritime Gibson.
Une situation qui résulte d'une « pénurie mondiale de pétroliers » qui « s'aggrave à chaque baril de pétrole supplémentaire transitant par le détroit d'Ormuz », a vulgarisé Bloomberg, qui a repéré cette publication. À titre de comparaison, s’il faut désormais dépenser 77 millions de dollars pour affréter un grand pétrolier, selon le Baltic Exchange de Londres, il n’en fallait que 9,2 millions en 2025.
Le 2 octobre, Reuters rapportait que le coût d’affrètement d’un grand pétrolier, apte à transporter deux millions de barils, s’élevait à 1,2 million de dollars par jour, contre 80 000 dollars un an auparavant.
Selon la société de courtage Simpson Spence Young (SSY), a également souligné l’agence américaine, « même en tenant compte de l'inflation, les tarifs actuels sont les plus élevés depuis l'arrivée des premiers superpétroliers sur les océans dans les années 1960, surpassant même les niveaux atteints lors des conflits pétroliers des années 1980, lorsque l'Iran et l'Irak attaquaient la navigation commerciale dans le golfe Persique ». La presse spécialisée pointe du doigt les frappes tant en Iran qu’en Russie.
Au Moyen-Orient, les mois de tensions autour du détroit d’Ormuz, les récentes frappes des Houthis contre les installations saoudiennes, ont augmenté les risques planant sur les navires tout en les poussant à changer leurs itinéraires. L’offre de navires est d’autant plus resserrée qu’une partie des pétroliers a été placée sous sanctions occidentales.