International

Le Pentagone préparerait une nouvelle offensive d’ampleur contre l’Iran

Washington étudierait une reprise des hostilités contre Téhéran, avec des bombardements susceptibles de toucher des sites stratégiques iraniens, au risque d’une escalade. L’armée américaine doit achever ses préparatifs, tandis qu’une participation israélienne reste envisagée. Aucune date n’est fixée, et Trump n’a pas encore autorisé l’opération.

Le Pentagone aurait récemment chargé le Commandement central des forces armées américaines (CENTCOM) de finaliser les préparatifs d’une éventuelle reprise des opérations militaires de grande envergure contre l’Iran. L’information a été révélée le 7 octobre par Axios, qui s’appuie sur les déclarations de plusieurs responsables américains.

Les plans envisagés comprendraient des bombardements massifs visant les installations énergétiques, les sites nucléaires et d’autres infrastructures iraniennes. Selon Axios, la directive transmise au CENTCOM ne précise aucune date pour ces frappes, et Donald Trump n’a pas encore arrêté sa décision.

La perspective d’une nouvelle offensive a été examinée le 2 octobre, lors d’une réunion de plusieurs heures de l’équipe de sécurité nationale américaine à Camp David. Un responsable israélien interrogé par Axios a confirmé qu’une partie des discussions avait porté sur une éventuelle reprise des opérations militaires contre Téhéran.

Le Pentagone affirme, pour sa part, que sa mission consiste à élaborer et à présenter différentes options militaires au président américain, auquel revient la décision finale.

Plusieurs calendriers à l’étude

L’administration américaine envisage aussi bien des frappes limitées avant les élections de mi-mandat du 3 novembre qu’une campagne militaire de plus grande ampleur après le scrutin. Les cibles précises et l’étendue d’une éventuelle opération restent en discussion.

D’après Axios, des responsables américains et israéliens n’excluent pas une reprise des bombardements avant les élections israéliennes du 27 octobre ou avant le vote américain du 3 novembre.

Un responsable israélien cité par le média estime toutefois qu’une nouvelle offensive reste peu probable avant les élections aux États-Unis. Il considère en revanche que cette possibilité augmenterait sensiblement une fois le scrutin passé.

Le risque d’une nouvelle escalade régionale

Les préparatifs américains s’accompagnent d’échanges avec Israël, dont les forces armées pourraient participer directement à une nouvelle campagne de frappes contre l’Iran. Selon Axios, Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se sont entretenus par téléphone le 7 octobre, pour la deuxième fois en quelques jours.

Parallèlement, Washington continue de conditionner un éventuel accord avec Téhéran à des engagements sur son programme nucléaire. Le 7 octobre, le vice-président américain J. D. Vance a exigé des mesures concrètes concernant les capacités iraniennes d’enrichissement d’uranium.

Une reprise des bombardements pourrait provoquer une nouvelle escalade au Moyen-Orient. Axios évoque notamment le risque de tirs de missiles iraniens contre Israël en réponse à une offensive. Des attaques contre les installations énergétiques iraniennes pourraient également entraîner une hausse des prix du pétrole, avec des conséquences possibles sur le scrutin américain.