France

Sondages en France : l'attitude d'Emmanuel Macron après le 17 octobre désavouée

Selon un sondage Ipsos-BVA-Cési École d’ingénieurs pour Le Parisien, seuls 12 % des interrogés estiment qu’Emmanuel Macron a eu «la bonne attitude» après les événements du 17 octobre. D’après le dernier baromètre mensuel CSA pour le JDD, 83 % des Français se disent insatisfaits de leur président de la République.

Les scènes de chaos et de pillages de commerces en marge de la mobilisation du 17 octobre contre la vie chère n’ont clairement pas profité à Emmanuel Macron. Plus précisément, l’attitude que le chef de l’État français a adoptée à la suite de ces événements a clairement déplu aux Français, selon un sondage Ipsos-BVA-Cési École d’ingénieurs pour Le Parisien, paru le 24 octobre.

Ils sont ainsi 80 % à avoir répondu « non » à la question de savoir si Emmanuel Macron « a la bonne attitude depuis samedi dernier ? », le plaçant loin devant (9 points) le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon. Le président français, qui a créé la polémique en participant avec sa femme à un concert de Céline Dion la veille de la journée de manifestations, n’était réapparu qu’à l’occasion d’un discours préenregistré diffusé à 20 heures le lendemain des exactions.

Popularité de Macron : « une baisse de 7 points en l’espace d’un mois »

Selon certaines sources, le locataire de l’Élysée aurait fait savoir à son entourage que sa priorité demeurait les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient. Pas dit que ses propos tenus dans le cadre de la fusillade mortelle à Trappes viennent inverser la tendance, estime en substance CNews, qui relaie ce 25 octobre les résultats du dernier baromètre mensuel de l’institut CSA pour le JDD, selon lequel 83 % des personnes interrogées se déclarent insatisfaites de leur président.

« Emmanuel Macron ne parvient donc à satisfaire que 16 % de la population, soit une baisse de 7 points en l’espace d’un mois seulement », a précisé la chaîne d’information.

Dans le sondage Ipsos, 58 % des participants se déclarent « en colère » à la suite des exactions du 17 octobre, 37 % « inquiets » et 33 % « honteux ». Seuls 6 % assurent ressentir de l’espoir et 3 % de la satisfaction. Ces deux dernières catégories sont surreprésentées chez les 18-24 ans sympathisants de La France insoumise. Les sympathisants de gauche sont également majoritaires à pointer du doigt les forces de l’ordre, estimant qu’elles n’ont « pas suffisamment anticipé l’ampleur et la nature du mouvement ».