Les États-Unis souhaitent que le processus de restructuration de la dette du Sénégal soit achevé en moins d’un an. Washington considère ce dossier comme un exemple de progrès dans l’application du cadre commun du G20, destiné à faciliter le traitement de la dette des pays en difficulté, a déclaré le 15 octobre la sous-secrétaire au Trésor américain chargée des affaires internationales Erin Browne.
« Nous voulons que cela se fasse rapidement, de manière transparente et dans les meilleurs délais », a affirmé la responsable américaine, à l’issue d’une réunion de la Table ronde mondiale sur la dette souveraine, organisée le 14 octobre en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Bangkok.
Certains participants à la réunion ont évoqué un délai inférieur à un an, un objectif que tous devraient viser, a estimé la responsable. Elle a salué les progrès réalisés dans l’architecture internationale de la dette souveraine, notamment en matière de restructuration.
Créé pour accélérer les procédures de traitement de la dette dans le cadre commun du G20, le groupe de discussion réunit des créanciers, des pays emprunteurs et des acteurs du secteur privé, avec la participation du FMI et de la Banque mondiale. Il vise notamment à éviter les retards observés lors des restructurations de la Zambie et du Ghana.
Le FMI prêt à soutenir un programme de 2,2 milliards de dollars
Le Sénégal cherche à restructurer sa dette afin de rétablir la soutenabilité de ses finances publiques. Le 14 octobre, la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva s’est elle aussi déclarée optimiste quant à la possibilité pour Dakar de renégocier ses engagements financiers.
Elle a indiqué que l’institution était prête à soutenir le pays sur la base d’un accord négocié au niveau de ses services pour un programme de 2,2 milliards de dollars. La mise en œuvre de ce soutien s’inscrit dans un contexte de discussions sur le traitement de la dette sénégalaise.
La réunion de la Table ronde mondiale sur la dette souveraine a également abordé la possibilité d’élargir le nombre de pays pouvant bénéficier de mécanismes de traitement de la dette, au-delà des États les plus pauvres initialement concernés. Selon elle, les discussions sur cette question se poursuivront en 2027, sans qu’aucun pays particulier ait été cité lors de la réunion.
Ces échanges ont lieu alors que les ministres des Finances du G20 se réunissent à Bangkok pour examiner plusieurs dossiers économiques internationaux, notamment les déséquilibres mondiaux, la modernisation du système financier et les enjeux liés à la dette souveraine.